18 décembre 2008
Situation de Gao
Les responsables de
l’association des refoulés d’Afrique centrale
au Mali (A.R.A.CE.M)
travail de proximité à Gao du 11 au 15 octobre
2008 sur la
situation des migrants
refoulés, il en résulte que :
Depuis longtemps,
GAO a toujours été un lieu de passage pour
l’Europe, via les
pays Maghrébins. Les migrants passaient pour
monter en Europe, même si, de temps en temps, ils revenaient
parce
qu’ils étaient refoulés.
Presque tous les
refoulés que l’ARACEM a rencontré lors de sa
mission à Gao, disent les
expériences qu’ils sont entrain de vivre
aujourd’hui où, le refoulement devient
une opération systématique
et organisée, appuyée par la communauté européenne en accord
avec
les pays Maghrébins.
par GAO n’est plus pour Monter en Europe, c’est le contraire.
Les
migrants qui s‘y trouvent cherchent plutôt à retourner dans leurs
pays
d’origine. Avant il y avait des ghettos
organisé pour accueillir
les gens voulant aller en Europe, depuis, ces lieux
ont fermé leurs
portes ne donnant même plus aux refoulés l’opportunité de s’y
réfugier, d’où leurs présences dans les rues, les gares routières.
A Gao on retrouve
Camerounais, congolais, nigérians, ivoiriens,
libériens, angolais, tchadiens, burkinabés,
sénégalais, togolais etc.
pas beaucoup de femmes et d’enfants,
nous estimons à
une centaine le nombre de migrants présents sur place.
Nous y distinguons
deux groupes de refoulés :
- ceux qui ont
voulu aller en Europe et ont échoué
- ceux qui
travaillaient ou étudiaient au Maroc ou en
Algérie et qui, un jour, se sont
retrouvés entre les mains
des patrouilles qui les ont embarqué dans les camions
de
refoulement.
Les migrants qui
arrivent à GAO sont fébriles, cela dut très souvent
au long voyage qui dure
pratiquement 4 à 6 semaines car, il faut
ordinairement deux semaines pour voyager entre le Maroc et
l’Algérie, quatre
semaines entre l’Algérie et la frontière du Mali,
et trois jours entre
Tinzawaten et Gao. Souvent fatigués
physiquement, psychologiquement et
moralement, certains sont
malades.
Parmi eux, il y en a
qui ont fait de la prison où les
conditions
d’hygiène sont lamentables. Ils ont été victimes d’accidents pour
d’autres, et n’ont alors aucun argent pour trouver à manger,
ou renouveler leur linge.
Quant à la fatigue
psychologique, plusieurs d’entre eux sont
troublés mentalement, sont devenus très agressifs à la suite
de ce qu’ils
ont vu, vécu, subi pendant leur voyage,
Pour eux c’est un
échec.
Leurs besoins sont
multiples, cela va des frais médicaux en
passant par la nourriture et le logement,
il faut y ajouter la
nécessité qui est la leur de reprendre contact avec leurs
familles, et
enfin regagner leurs pays d’origine.
Gao est une ville où
il y a beaucoup de pauvres, de gens au
chômage, des familles qui arrivent
difficilement à se nourrir.
Ils deviennent donc très compliqués pour les
immigrés de
trouver une famille capable de les accueillir et de les nourrir.
GAO est très éloigné
des autres villes, Mopti est à
Bamako à
n’acceptent pas de prendre les migrants gratuitement.
La Mairie sur place donnait
auparavant des papiers
permettant de voyagersans payer ou à tarifs réduits mais,
depuis quelques mois, on ne donne plus
ces papiers sans
doute suite à des abus.
La paroisse
catholique, par son bureau Caritas dirigé par le père
ANSELM MAHWERA s’intéresse
aux problèmes de ces refoulés,
mais se trouve souvent handicapé par le manque
de ressources
financières.
S’ils demeurent en
ville, sans poursuivre leur voyage, les
conditions de vies de ces migrants vont
vite se détériorer.
Leur nombre
croissant dans cette ville pose de plus en plus de
difficultés, entraînant
entre autres des problèmes collatéraux tels :
banditisme, prostitution etc.…
Dans l’immédiat nous
pensons qu’il faut secourir ces gens de
touts urgence, et trouver les sommes nécessaires pour assurer
leur subsistance (nourriture,
frais de santé etc..) et aider les
candidats volontaires à regagner leurs pays
d’origine.
Pour l’avenir, on ne
sait pas quand ce problème va cesser, une
chose est sûre, Gao restera un lieu
de passage, de transit pour
toute sorte
de migrants.
ARACEM envisage la
construction ou l’ouverture d’un centre
d’accueil convenable à Gao, voir
comment venir en aide aux
refoulés qui sont à Kidal et Tinzawaten.
internationale
doit être sensibilisé afin que les souffrances des
refoulés soient connues pour une meilleure recherche de
solutions
concrètes.
Visite de Délia Baumgartner de la BFM Suisse
Il est 15 heures ce
jour quand Mme Délia Baumgartner arrive dans
nos locaux accompagné de Mr Laszlo Kish.
aussi avec la distribution de viande qui se passait, car on reçut un
don de
trois bœufs ce même jour.
Les salutations
d’usage terminées, car tout le monde étant concentré
sur l’évènement du jour, et
après les présentations au responsable du
foyer, la visite commença.
bureau, ils sillonnèrent l’immeuble de fond en comble et
s’arrêtant de
temps à autre pour poser des questions, qui trouvaient toujours
des
réponses, et parfois des inquiétudes.
La visite terminée, on
redescendit de l’immeuble et sortit pour prendre
la direction du salon de
coiffure où est basé notre seule activité
génératrice de revenus.
intrigues
comme quoi nous avions de la viande mais n’avons pas de
quoi manger avec, ce
qui nous a valu deux sacs de riz achetés par la
dame.
Arrivés au salon de
coiffure, ils passèrent aussi quelques moments de
discussions avec nous et elle nous encouragea des efforts fournis sans
moyens et surtout du travail que nous abattons.
Elle promit de rentrer
et d’informer les gens aux maximums en
suisse
sur notre
La visite prit fin aux environs de 17 heures.
Fête de la Tabaski au foyer
Le 09 décembre 2008 soit un jour après
l’Helvétas Mali, l’on reçu un don de trois bœufs de
l’ONG Islamic relief.
et le retrait des trois bêtes situé
dans l’enceinte d’une clôture non
loin du siège à l’ ACI 2000.
foyer à bord d’un pick-up que
l’helvetas avait mis à notre
disposition.
Une foule massive nous attendait et cela depuis 9h du matin,
nous étions
certes en retard mais l’attente valait le coup.
Chaka, l’un des abatteurs venu dans le même véhicule que nous,
se mit immédiatement à l’œuvre, il était 14h30.
Les bœufs furent tour à tour abattus, dépiécés et la phase
la plus difficile fut celle du partage. Plus d’une centaine de
personnes étaient présentes, en y ajoutant tous nos voisins
que nous avions conviés pour
prendre part à ce partage, tous
furent impressionnés par la rapidité à laquelle
se déroula cette
activité.
militons
telles : l’ AME (association Malienne des expulsés)
représenté par son secrétaire permanent en la
personne de
Mahamadou Keita qui ne put retenir son émotion face à tout
ce monde
rassemblés pour la circonstance.
La distribution se termina tard dans la nuit plus précisément
aux environs
de 20h30. Les personnes venues assister hors mis
nos membres vivant dans le
foyer dues s’éparpiller compte tenu
du manque d’électricité dans nos locaux.
L’ensemble de nos membres émirent le souhait d’un futur
accompagnement
en denrées alimentaires et ingrédients lors
des prochaines occasions puisque
étant dans une précarité
extrême, car nous ne parvenons parfois pas à gérer le
quotidien.
Vivement merci à
Islamic Relief qui n’a jamais manqué d’avoir
un œil vigilant et cessé de venir
en aide aux couches les plus
défavorisées, et qui par ce geste a permis à plus
d’une
centaine de jeunes de l’Afrique centrale réunis au sein de
l’ARACEM de retrouver peu à peu l’espoir jadis perdu.
Tout en espérant que de tel acte pourront continuer dans
l’avenir, nous
remercions également HELVETAS et tous ceux
qui ont rendu cet évènement
possible.
Forum international Caritas
Dans la proximité avec
les migrants, les caritas ont pleinement
conscience qu’elles sont aussi
l’église, leurs engagements auprès
des migrants nationaux et étrangers est
l’engagement de l’église
elle-même famille de DIEU.
C’est sur ces paroles
que s’acheva le forum international des
CARITAS tenu du 26 au 28 Novembre 2008
à Saly (hôtel savana)
au Sénégal.
Ce forum vu la
participation de plusieurs Caritas dont l’objectif
commun était de redonner de
la dignité aux migrants et rendre le
phénomène de la migration plus humain.
comme l’indiquait le programme si bien détaillé, était
majoritairement
consacré aux différentes interventions des
organisateurs notamment Caritas
Sénégal, Mali, Maroc et France.
L’ouverture du forum
par le président de Caritas Sénégal en la
personne de Mgr Jean Pierre Bassème
fut immédiatement suivi par
quelque brèves allocutions notamment celle de la représentante
de
Caritas Internationalis ( Martina Liebsch ) suivi de celle du
représentant des Ongs du Sénégal
CONGAD ( Mamadou Diop ),
mais, on nota lors de cette ouverture l’absence
de ¨
Mme Aminata Lo Dieng ministre des
sénégalais de l’extérieurs
et du tourisme qui fut représentée par son chef du
cabinet, ce dernier
présenta la situation des migrations, des migrants
sénégalais tant au
Sénégal qu’à l’extérieur, tout en rappelant l’engagement du
ministère
à trouver des solutions aux problèmes liés à ce phénomène, et pour
finir, il signifia que la présence de son ministère à ce forum est tout
d’abord
pour encourager la caritas et réitérer leur vœu à la
signature d’un partenariat entre
une bonne vision et intervention en ce qui concerne le bien être
des migrants.
La dernière phase de
la journée étant réservée aux premiers ateliers,
sous la coordination du maître
de cérémonies, quatre groupes furent
rapidement constitués après présentations
de l’ensemble des délégués
présents à ce forum.
Ainsi, étaient
présents :
Les Caritas Sénégal,
Mali, Maroc, France, Espagne, Belgique,
Autriche,Internationalis, Zone Cerao,
Cote d’ivoire, Mauritanie,
Mallorca, Europa,
(Congad),
ARACEM représentant le Grami,le GRDR/ Caf,
le Secours
Catholique, AME,
Sénégal-Mauritanie-Cap
Vert-Guinée Bisau, Catéchèse nationale
Sénégal, Rencontre et Développement (CCSA), Mouvement
Citoyen, JRS Europa.
Gestion des flux
migratoires vers l’Europe et accords de réadmission,
politique de l’immigration
légale et développement étaient les grands
titres de ces ateliers où des
recommandations à l’égard des états
africains, de l’union africaine et de
l’union européenne devaient être
faites.
Le lendemain, après
restitution des travaux de la veille, vu le
programme, la journée s’annonçait
trop chargée, on vit se présenter
au
niveau du présidium tour à tour des Caritas de différents pays qui
expliquant
leurs actions auprès des migrants ne manquaient
néanmoins pas d’évoquer les problèmes liés à leur tache.
Une trentaine de
minutes fut accordée à chacun des exposants, suivi
des débats qui parfois très
houleux démontraient l’engagement et le
désir d’implication de tous les acteurs
présents.
Des exposés concrets
et précis, parsemés quelque fois de récits
dramatiques des situations que
vivent les migrants tant dans les pays
de passages que d’accueil nous étaient
alors livrés dans une salle
silencieuse qui prenait parfois l’allure d’un amphi
où étudiants et
professeurs mélangés réussissent dans le calme et la sérénité à
trouver des énigmes très difficiles.
De la situation dans
les pays de départ tel le Sénégal à celle des pays
d’accueil France,
Espagne ; Italie, Belgique et autres, en passant par
celle des pays de
transit entre autre l’Algérie et le Maroc tout fut
détaillé.
Maintenant plus que
jamais, le Mali jadis connu comme étant
principal pays de transit de la majorité des migrants subsahariens
en direction
vers l’Europe, lors de l’exposé de Mr Théodore Togo et
des débats qui s’en ont
suivi, à également été reconnu comme pays de
blocage car regorgeant des
milliers de migrants étrangers repartis
dans différentes villes principalement
à Bamako ne pouvant avancer
ni reculer.
quelle alternative proposer / quelle
collaboration / quel financement
-quelle stratégie à
définir sur l’accompagnement des retours /
quel cadre / quelle collaboration
Nord-Sud / quel financement
que celle où se
déroulaient les plénières avec pour consignes de
restituer la synthèse des
différents travaux à 18 heures 30 minutes.
juste avant la reprise
des ateliers entre Michelle Coste
représentante
du (CCFD), Mr Ansari Habaye représentant du Groupe de Recherche
et de Développement Rural (
GRDR/CAF) , Mamadou Diop
(USE /Sénégal) et Ntamag François Roméo ARACEM (GRAMI) qui
tour à tour présentèrent leurs
organisations en évitant comme l’avait
souhaité l’initiatrice de cette
rencontre de revenir sur ce qui s’est déjà
fait et dit mais plutôt d’une façon
très brève de présenter les
différents plans d’actions pour l’année 2009, chose
rapidement faite
malgré les plaintes des organisateurs qui mirent fin à cette
rencontre
car, il fallait regagner les salles pour les derniers ateliers.
Les plans d’actions
des organisations devaient être envoyés à Michelle
par Email et elle en retour
se chargera de faire la diffusion pour
permettre aux différents et peut-être
futurs partenaires présents de
savoir plus exactement dans quelle activité
intervient l’un ou l’autre.
La soirée se termina
par les témoignages d’Alassane Dicko (AME)
et Ntamag Roméo ARACEM(GRAMI) suivi d’une
courte pièce théâtrale
parsemée de musique et danses emmenées et jouées par une
troupe
locale.
Comme tous les
derniers jours de forums, l’ambiance au sein des
différentes délégations était
un peu tendue, j’ose croire cela dû au
fait que chacune voulant voir figurer au niveau de la déclaration
finale, quelques
recommandations tirées de leurs travaux.
Après plusieurs
séances en plénière, place fut donnée au comité des
sages initié par les
organisateurs pour restituer les premières
analyses de toutes les séances de
travaux issues des ateliers, d’où
seront extraites les différentes
recommandations finales.
Après lecture et complément
d’idées qui loin d’être des critiques
étaient des suggestions aux brillantes
réflexions du comité des sages,
l’assemblée fut honorée de la présence du
professeur Penda Mbow
historienne et enseignante à l’université Cheick Anta
Diop à Dakar,
de celle de son Excellence Mr le Gouverneur de Thiès qui en
remerciant les organisateurs de la tenue
d’un tel évènement
international ont également à travers des mots réitérés
leurs
engagement et leur soutien à
toutes les organisations présentes
mais particulièrement aux Caritas à œuvrer
ensemble pour qu’enfin
les droits de tous ces migrants soient reconnus et
respectés, pour que
toutes ces personnes traitées le plus souvent comme des
bêtes
puissent mérités assistance et appui lorsqu’ils en ont besoin car ne
constituant aucun danger mais tout au contraire un potentiel humain,
économique
bref important pour les pays d’origine, de transit et
d’accueil.
Paul Ouedraogo clôtura et annonça la
fin des travaux à 18heures
30minutes.
les Migrations
Internationales (GRAMI) à ce forum, je tiens à
remercier le Centre Djoliba
ainsi que son partenaire le CCFD qui ont
rendu ce voyage possible.
Remise des moustiquaires imprégnées
En ce même jour, lors
de son arrivée, la représentante du CICR
transporta dans son véhicule M.
Doumbia représentant du
responsable de la croix rouge Malienne dans la commune
VI,
de Madame Diarra bénévole a sein de la croix rouge Malienne.
Ces deux personnes
furent sidérés après avoir vu dans
quelle
conditions nous vivons .Ils apportèrent une trentaine de
moustiquaires
imprégnés et tous réunis au balcon, ils nous
rappelèrent que le rapport de la
dernière rencontre avec le
CICR leur
avait été rendu,qu’ils avaient très clairement pris
note de tous les problèmes
dont nous faisons face,et sans faire
de promesses, ils essayeront à la limite
de leurs moyens de
solutionner quelques un notamment le plus primordial :
la santé.
Leur visite fut brève
mais pleine d’espoir, on les raccompagna
et ils nous demandèrent de prendre
attache auprès de leur bureau
situé dans l’enceinte de la mairie de la commune
VI dont nous
dépendons.
Deuxième visite de la representante du CICR
Un mois plus tard,
c'est-à-dire le 10 décembre 2008, Madame
Sabine Diarra revint nous voir mais,
contrairement à la première
fois, elle ne voulut rencontrer que les femmes.
Guidées par Yinda
Mamette chargée de la condition féminine au sein
de l’ARACEM, toutes les femmes
y compris Madame Sabine se
retrouvèrent au niveau du siège pour une réunion
fermée aux hommes.
D’après le rapport de
Mamette, l’émotion et les larmes étaient au
rendez-vous lorsque tour à tour
chacune d’elles racontait la genèse de
son parcours.
jamais l’association avait les moyens, elles pourraient mener les
activités génératrices de revenus telles :
-salon de coiffure
dame
- restaurant
- cyber café
- atelier de couture broderie
Le souhait de quelques
unes parmi elle est de retourner au pays
d’origine mais avec un fond pouvant
les aider à démarrer une
activité une fois sur place.
De toutes celles qui
étaient présentes, l’idée centrale étaient
l’acquisition d’un local uniquement
réservé aux femmes.
La réunion s’acheva en
queue de poisson suite à l’évanouissement
d’une des filles présentes, mère de
deux petites filles dut à un
problème respiratoire. Conduit à l’hôpital, tous
les soins et les
ordonnances furent pris en charge par Mme Sabine. En notant
bien sur que cette crise n’était pas la première en son genre,
mais l’une des
trois à quatre hebdomadaire que subit cette fille
qui faute de moyens est
toujours présente parmi nous, car ayant
émise le souhait de retourner
volontairement avec ses filles au
Congo.
visite de la representante du CICR Mali
Ayant rencontré la nouvelle représentante du
CICR( comité
international de la croix rouge), lors d’une rencontre initié par
Helvetas Mali dans leurs locaux, Mme Sabine Diarra de son nom
nous fut part de
son souhait de se rendre dans notre foyer pour une
discussion et une prise de
contact avec les différentes personnes
s’y trouvant.
Il est 17 h10 quand le
véhicule du CICR ayant à son bord
Mme
Diarra Sabine s’arrêta devant le portail de l’immeuble abritant
les refoulés
d’Afrique centrale.
Ayant été annoncé une
semaine en avance, tout le monde était au
rendez-vous car selon nous, elle
venait résoudre les problèmes
sanitaires des gens malades au foyer.
Mais hélas ! Ce
ne fut le cas, et voyant la désolation sur les yeux de
tout un chacun, elle
nous rassura tout de suite sur l’objet de sa visite,
car selon elle c’était
pour une première prise de contact. Elle gravit les
marches de l’escalier et se
retrouva au premier niveau de l’immeuble
accompagnés du président Roméo, du secrétaire
général Patrice, de
son adjoint Manou, du chef du foyer César et de beaucoup
d’autres
membres.
Revenus au balcon de
l’immeuble où nous passons la plupart de notre
temps à cause de son espace,
elle s’arrêta et commença à recenser
les
problèmes des hommes d’abord et les femmes ensuite.
Beaucoup de besoins
furent aussi mentionnés au cours de ces
échanges,notamment les moustiquaires,
les matelas, couvertures,
draps, médicaments etc.
Elle prit note de tout
et promit de revenir incessamment.
La visite se termina aux
environs de 18h30 et lui remercions vivement
d’avoir prise de son temps pour venir écouter nos problèmes.
10 août 2008
Remise de dons au village d'enfants SOS de Sanankoroba
Nous, Roméo Ntamag, Patrice Zinahad, Mamette Yinda, Bess Gérard,
César Toukov, Emmanuel Avouka grimpons la petite colline qui sépare
le lieu d'habitation de la grande route où une fois arrivé, devons tout
d'abord nous décharger de l'énorme balle de vêtements que nous
transportons tour à tour deux à deux.
Il est 09 heures, nous sommes au carrefour de Sogoniko dans l'attente
d'un véhicule de transport qui pourra nous conduire ainsi que notre colis
au village d'enfants SOS de Sanankoroba.
A 11 heures, nous entrons enfin dans ce lieu calme, où quelques
enfants nous accueillent au portail balançant des " salamaleykum"
( salutations).Très rapidement, le Directeur du Village en la personne
de M. Mallé Cissé,mis à l'avance au courant de notre arrivée, nous
rejoignit sous un boukarou où durant une trentaine de minutes, on
échangéa.
Il fût mis au courant de l'objet de notre visite, les présentations
terminées,il nous conta très brièvement l'historique des villages
d'enfants SOS à travers le monde, il dût éventuellement s'attarder
sur celui du Village de Sanankoroba.
On eût droit à une visite guidée à travers le village en présence du
Directeur et de l'infirmier des lieux. Mais, on ne pût retenir nos
émotions lorsqu'arrivée dans une famille du village, quatre enfants
de moins de 3 ans courûrent vers nous en tendant les bras.
Il ne fallait pas être sorcier pour deviner qu'ils voulaient qu'on les
prenne dans nos bras bref, qu'on leur donne un peu d'amour.
Nous sommes certes dans une situation difficile, hors de nos pays, à la
recherche des moyens pour subvenir aux besoins de nos familles, mais,
comment rester indifférents face à ces enfants en quête d'amour.
La visite prit fin à 13 heures, la majorité des enfants étant en
vacances,des photos furent prises avec ceux qui étaient présents.
Vivement à M. Adama Traoré qui a rendu ce voyage possible, courage
au personnel et au Directeur du village, et à toutes les femmes qui
essaient de redonner de l'amour à ces enfants.
Voir photos sur le blog dans l'album des activités
Hébergement
Refoulée depuis 4 ans, je me suis installée à Bamako au foyer.
Petit à petit, je me suis ensortie, j'ai voulu faire de Bamako
mon Eldorado et je pense que je suis sur la voie.
Je respecte le courage de mes compagnons de voyage, qui,
malgré tout, continuent de tenter et de faire le parcours, mais,
pour moi, sincèrement, je suis fatiguée...
DIEU, la nature et tout ce qui respire ont bien voulu et m'ont
accordé le privilège d'avoir une habitation où, je suis prête à
vous accueillir tous les jours en permettant de passer un séjour
agréable.
Membre active( conseillère) au sein de l'ARACEM, nous nous
activons aujourd'hui au niveau du bureau à essayer de redonner
l'espoir aux plus jeunes.
Ainsi donc, de passage à Bamako, venez séjourner chez:
NGONALORD - chambres d'hôtes
Bamako-Mali
Tel: 00223 933 15 77
E-mail: ngonalord@yahoo.fr
Skype: Ngonalord
Voir photos dans le blog
Remise de denrées aux détenus
La situation dans laquelle vivent les refoulés en général est précaire.
Loin de nous, l'idée de cautionner les agissements malsains de
certains d'entre nous, mais force est de constater qu'en fait, ils n'ont
pas le choix.
la vie au quotidien pour un refoulé d'afrique centrale est faite de
combats, de luttes car essayant tant bien que mal de se frayer un
chemin ou encore d'avoir une place dans une société où, humiliations,
rejets et regards méprisants sont des plats qui leurs sont servis à
longueur de journée.
Face à tout cela, les plus faibles dans cette quête de vouloir à tous
prix survivre, commettent des larcins qui les amènent tout droit vers
la maison centrale d'arrêt de Bamako.
C'est ainsi donc qu'en ce jour ensoleillé du mois de Janvier 2008,
compte tenu du nombre de personnes pouvant être présents dans
la prison au moment des visites, le président Roméo Ntamag, le
sécrétaire général Patrice Zinahad, le responsable du foyer Eric
toukov accompagné de Keita Mahamadou sécrétaire général de
l'A.M.E, pénètrerent dans l'enceintede la prison aux environs de
12 heures chargés des dons en denrées alimentaires, produits pour
hygiène quotidienne, tout cela rendu possiblepar un appui de
l'Helvetas/Mali.
Sachant également aussi qu'à travers cet appui, une partie des
denrées devrait être remis les jours suivants aux habitants du
foyer.Une fois à l'intérieur de la prison, accompagné du personnel
du service social, de quelques gardes, la cérémonie de remise fût
de courte durée, pour nous l'essentiel avait été fait.
Nos camarades n'en revenaient pas, sachant d'avance dans quelle
précarité extrême nous nous trouvons à l'extérieur, mais cela ne
nous avait pas empêché de penser à eux.
L'un deux prit la parole, nous remercia en laissant entendre que ce
geste leur redonnait l'énérgie nécessaire pour pouvoir attendre la
fin de leurs peines qui vont généralement de 06 mois à 1 an de
prison.
De part ce geste, l'ARACEM fût enregistré comme membre donateur
de la prison, quant à nous, non seulement pour les originaires
d'Afrique centrale,nous pensons y retourner un jour pour cette
fois-ci faire un don général pour tous les détenus .
Vivement merci à Helvetas/Mali pour avoir rendu ce geste possible,
à ceux qui sont toujours détenus, bon courage nous ne vous oublions
pas.
09 août 2008
Nos rêves restent les mêmes
Ils sont partis de leurs pays paires de godasses à la main, à chaque
fois qu'ils étaient démunis, cherchant des moyens pour continuer et
finaliser leur projet, celui de regagner l'Europe même au péril de leurs
vies, ils s'arrêtaient pour certains au Nigéria, Bénin, et d'autres au
Niger, s'engageaient dans des équipes de deuxième voire première
division et durant une saison sportive, ils amassaient assez d'argent
pour rendre leurs rêves possible.
Aujourd'hui, ils ont échoué aux portes de l'Europe, ont été refoulés
vers le Mali, mais, leurs espoirs et leurs rêves ne les ont jamais
quitté.
Ils croient en eux, à leurs capacités physiques et potentiels techni-
ques, eux, ces joueurs de football que compte l'ARACEM se sont
regroupés et ont formé une équipe qui, à travers le Mali livre des
matchs amicaux et participe à différents tournois organisé par
les autorités sportives du pays.
le manque de papiers d'identification pour certains est un
handicap puisque ne les permettant pas de s'engager avec
des clubs civiles.
démunis enfin, ils ont besoin du matériel sportif( chaussures,
maillots, shorts, chaussettes, ballons, gants, et autres) ceci
pour leurs permettre de continuer à s'entrainer comme ils le
font déjà, et ainsi donc maintenir cet espoir de jouer un jour
au haut niveau, de défendre les couleurs de leurs pays respectifs
lors des compétitions nationales et internationales.
Vos dons, conseils, suggestions, appuis et soutiens sont les
bienvenus.
G.R.A.M.I
Groupe de reflexions et d'actions sur les migrations internationales,
le GRAMI est une plate forme née nouvellement au Mali sur
une initiatiave du Centre Djoliba et son directeur M.JEAN DE DIEU
DAKOUO, du père ANSELM MAHWERA de Caritas GAO.
ce groupe dont les objectifs et buts vous seront présentés très
prochainement après le lancement officiel qui se fera lors d'une
conférence de presse ici à Bamako.
Le groupe regroupe présentement :
- ARACEM
- AIDE-MALI
- A.M.E
- CENTRE DJOLIBA
- CARITAS GAO
- CARITAS MALI
Plus d'informations dans les prochaines éditions
Forum de MADRID
Du 11 au 13 Septembre 2008, deux délégués de l'ARACEM devront
participer au troisième forum social mondial sur les migrations
organisé à VACIA MADRID en Espagne sur le thème:
"Nos voix, nos droits pour un monde sans Murs"
A cet éffet, les délégués de l'ARACEM exposeront le 11 septembre
de 18h15à 20h15 sur le thème: Migrants en transit.
Un appel au soutien est lancé afin de permettre à l'un des deux
délégués d'obtenir un billet d'avion aller-retour afin de se rendre à
Madrid car le forum ayant déjà pris en charge un billet.
Un proverbe wolof dit:" on ne peut coiffer quelqu'un lorsqu'il est absent"
pour ainsi dire qu'on a toujours parlé au nom des migrants, et pour la
première fois, ils devront être présents, avoir un espace pour parler des
problèmes qui minent la communauté migrante Sub-sahérienne en
général.
rendez cela possible en apportant votre contribution
Forum des peuples
Du 06 au 09 juillet 2008,fût organisé à Koulikoro plus précisement
à Katibougou, la septième édition du forum des peuples.
à cette occasion, l'ensemble des membres dirigiants de l'ARACEM
se rendît à ce forum sur invitation de la CAD Mali, non pas comme
simple participant, mais en qualité d'exposant sur le thème:
Migrants en situation de blocage , cas du Mali.
Ce fût une grande expérience pour l'ensemble du bureau dirigeant
qui non seulement participait pour la première fois à un forum
d'envergure internationale, mais aussi se trouvait face à presqu'un
millier de personnes, ceci exposant sur un sujet d'actualités et
maîtrisé par l'ensemble des participants: Immigration irrégulière.
Trois jours pleins d'émotions où, plusieurs contacts furent pris et
relations nouées, bref relater cet évènement ne suffirait pour
faire comprendre à tous, les moments, les leçons apprises et tirées
à travers ateliers et plénières.
Vivement merci à la CAD Mali, Mme AMINATA BARRY et l'ensemble
de l'équipe d'organisation du forum.
Bureau ARACEM présents:
- Ntamag Elom roméo Président
- Zinahad patrice Boukar Sécretaire général
- Avouka Emmanuel Sécrétaire général adj
- Bess gérard Communication et aff.culturelles
- Toukov César Responsable du foyer
- Ebosse david Conseiller
Retour volontaire
"Deux, trois, quatre, cinq, huit ans déjà que je suis parti de mon pays,
président, même sans argent en poche pour donner à ma famille qui
s'est cotisée pour mon départ, aides-moi à retourner"
Telles sont les paroles quotidiennes de presqu'une cinquantaine de
refoulés originaires de l'Afrique centrale vivant au Mali qui, blessés,
malades et fatigués pour certains d'endurer toutes les souffrances et
humiliations, émettent le souhait de retourner volontairement au
Cameroun, congo kinshasa et Brazzavile, Republique centraficaine,
Tchad sans avoir besoin d'un accompagnement quelconque (notons
ici frais pour démarrage d'une activité une fois arrivée au pays).
a cet effet, un projet monté par l'association est touijours en attente
d'être soumis à un partenaire ou bailleur.
Vos conseils, appuis, suggestions, soutiens pour rendre ces retours
volontaires possibles sont les bienvenus.
Emission Radio
Depuis trois mois, les membres de l'association animent une
émission sur les ondes de la radio Tabalé "94.3 FM" .
cette émission dénommée Rêve incertain qui diffusée pendant
une heure et cela tous les premiers et derniers samedis du mois,
de onze heures à douze heures, apporte des informations et
des éclaircissements sur les problèmes que rencontrent les
migrants en parcours, dans les cellules de refoulements, lors
des refoulements et dans les pays de passage ou de transit.
Ainsi donc, une équipe de choc constituée d'un présentateur,
d'un journaliste pour la revue de presse sur les migrations
nationales, inter-Africaines et internationales, de deux où trois
intervenants membres de l'association et pour finir, d'un
invité surprise selon le thème du jour, qui amène les
auditeurs au pays des migrants pour une parfaite compré-
hension du thème du jour.
Tout ceci parsemés de deux ponctuations musicales d'Afrique
centrale( makossa, bikutsi, assiko, dombolo et autres)
tout au long de l'année se succéderont à la radio tabalé
divers invités qui fâce à nos questions apporteront des
reponses précises et exactes, et quant à nous jadis voyageurs
clandestins, non pas en transit mais bloqués au Mali, car ne
pouvant avancer ni reculer, nous essayerons de part cette
prise d'antenne de faire comprendre et savaoir au public,
aux auditeurs, à la population et à tous ceux qui nous
écouteront que nous pouvons également être utiles à
la société, que nous ne sommes pas de malfaiteurs, mais
de simples et dignes voyageurs victimes des politiques du
Nord qui ont fait de nous des clandestins en s'opposant à
la libre circulation des personnes, mais restant ouverts à celle
des biens.
Vivement merci à M. TIEMOKO KONE Directeur de la radio Tabalé,
à son épouse et à tout le personnel
Ne manquez pas la prochaine émission
Santé
Le droit à la santé fait sans doute partie des droits fondamentaux
dont devrait bénéficier un être sans distinction de râce, sexe,
nationalité, voire même religion.
Mais force est de constatée que la communauté migrante à
travers l'Afrique plus précisement celle vivant au Maline béneficie
et ne jouit en géneral de ce droit.
Souvent revenus très maladesdes refoulements subis, les refoulés
en particulier ceux originaires de l'Afrique centrale ne savent à quel
sein se vouer car souffrant le plus souvent de la teigne, gale
contractées dans les cellules de refoulement au niveau du Maghreb
où ils sont le plus souvent parqués sans soins préalable.
ils souffrent également du paludisme, toux et pneumonie, maladies
qui sont à l'origine des nombreux cas de décès enregistrés depuis
début 2007 ici à Bamako.
L'espoir de tous ces jeunes malades est en fait que l'ARACEM puisse
bénéficier d'une affiliation dans un centre de santé pour qu'ils aient
la possibilité de recevoir gratuitement les soins.
Arrivées au Ghetto
Les mois précedents étaient ceux où on notait des arrivées
massives des refoulés dans le foyer. Mais depuis presque
cinq mois, la tendance a varié et c'est ainsi qu'on note de
plus en plus, voire cinq à dix personnes par semaine, l'arrivée
des jeunes de quatorze à vingt cinq ans, venant des pays
d'origine constituant ainsi la couche des candidats au départ.
Loin de nous, l'idée de les empêcher de tenter le coup, mais,
dans notre rôle d'éducateur, nous essayons tant bien que mal
de leurs montrer et faire savoir les risques et dangers du
parcours. Discours, qui parfois ne sert à rien car, sur une
dizaine, huit tentent le voyage au péril de leurs vies en
empruntant la voie du désert où la mer. Nous n'avons pas
de solutions et d'alternatives à leurs proposer sur place.
Nous les comprenons car étant passés par là, puisque
lorsqu'on décide de partir, même le bon DIEU ne peut rien.
La reponse qui revient tout le temps lorsque ces jeunes sont
questionnés sur les causes de leur départ, ils repondent:
"nous ne sommes certainement pas partis pour les mêmes
raison que vous, car lors de votre départ, ça allait mieux, mais,
aujourd'hui c'est pire qu'avant, mieux vaut mourir dans le désert,
dans la mer en ayant espoir que de rester au pays où même le
droit d'avoir espoir n'existe plus"
13 avril 2008
FORMATION DES MEMBRES DE L'ARACEM
Tv Nomade
Projet d’atelier vidéo avec l’association ARACEM
Objectif :
Initier et former des jeunes adultes aux techniques (écriture/ tournage /
montage) de la vidéo numérique.Production d’un reportage audiovisuel
incluant photos, textes, illustrations sonores autour d’un sujet écrit et
réalisé par les stagiaires.
Date prévu : du 14 au 19 avril 2008
Lieu : local de l’association CON.JE.DEV
Public concerné : les membres de l’association ARACEM
Nombre de participants : 7 stagiaires accompagnés d’un
référent
de l’association
Matériel utilisé :
2 caméras numériques
Matériel son (micro, perche)
1 appareil photo
1 ordinateur
Déroulement de la formation :
Jour 1 :
Présentation du groupe et des associations
Introduction à la vidéo (visionnage)
Présentation du matériel
Notion technique autour de l’image, du cadre et du son
Exercices pratique de prise de vue
Jour 2 :
Choix d’un sujet
Qu est ce qu un scénario ?
Notion d’écriture d’un documentaire
Techniques d’interviews
Planning de tournage
Jour 3 et 4 :
Tournage
Prise de vue
Réalisation d’interview
Micro trottoir
Jour 5 et 6 :
Montage
Bamako l'enfer
Bamako l’enfer
La majorité des migrants arrêtés aux portes de l’Europe sont
reconduits de façon inhumaine dans le désert principalement à
Tinzawatin à la frontière Algéro-Malienne.
Les survivants de ces refoulements n’ont plus qu’une idée, celle
de regagner Bamako la capitale du Mali en espérant y retrouver le
gout de vivre bref, un moral pour pouvoir réfléchir sur leur sort.
Tel est le cas des migrants ressortissants de l’Afrique centrale
qui, refoulés du Maroc, Algérie, Lybie et Mauritanie se retrouvent
non pas en transit mais bloqués à Bamako, dans cet enfer où ils
vivent dans une précarité extrême.
Belle ville traversée par le fleuve Niger, à première vue, on ne
saurait s’imaginer que plus d’une centaine de migrants
ressortissants de l’Afrique centrale bloqués et regroupés au sein
de l’A.R.A.CE.M s’y trouvent.
La description de leur quotidien pourrait être classée en
sous-groupes :
1- Le Ghetto
principal lieu où ils vivent, cet immeuble inachevé compte
quatorze(14) chambres dans lesquelles dorment quinze(15)
à dix-huit(18) personnes par chambres devrant se débrouiller
comme ils peuvent pour réunir leurs frais de loyer par mois.
Dirigé par le chef Ghetto, qui se charge d’accueillir les
nouveaux venus, les orienter dans les différentes chambres,
il nomme ses assistants, qui désignent à leur tour des
personnes chargés pour le nettoyage quotidien des chambres
et de l’immeuble, car ici la propreté est de rigueur ,puisque
les personnes y vivant savent que leur survie en dépens.
Le manque de respect aux ainés est intolérable, et
sanctionner par des corvées quotidiennes que le concerné
devra faire, en cas de refus les sanctions s’en suivent et
vont même jusqu’à l’expulsion de l’immeuble, car sans lois
et règlements intérieur au niveau du ghetto, nous ne serons
plus que des animaux.
Les nuits sont courtes, il n’y a véritablement pas d’heure pour
se coucher sur les vieilles nattes que nous possédons, de
sept(07) heures à x heures, on se raconte des histoires,
on parle de nos pays respectifs, de nos exploits si nous
pouvons le dire ainsi, de nos rêves, du bonheur qu’on
aimerait procurer à nos parents lorsque nous retournerons
un jour dans nos pays, etc.
Le matin, les premières personnes se réveillent juste après
les premiers appels du coq, ou des muezzins situés dans les
mosquées se trouvant tout autour de nous, les deuxièmes à
six( 06) heures pour aller faire du sport et les derniers vers
huit( 08) heures réveillés le plus souvent par le bruit d’autos
ou de motos des personnes allant vaquer à leurs occupations.
Les journées au ghetto sont les mêmes, ceux qui peuvent
déjeuner le font avec leurs propres moyens, et après le bain
matinal, les petits groupes se créent et se dispersent de
chaque coté ceci dans le but de pouvoir gérer sa journée en
se nourrissant soit chez des amis, des voisins ou au mieux
encore lorsqu’il y a eu dans la semaine un don en denrée
alimentaire, nous convenons tous d’une heure pour se
retrouver en journée pour manger ensemble.
Revenus à la tombée de la nuit, tous assis à l’entrée de cet
immeuble où il n’y a ni eau potable, ni électricité, filles,
garçons et enfants le plus souvent assis sur les pierres où
encore sur le tronc d’arbre de deux mètres posé sur des
énormes pierres servant de bancs, se racontent les galères
de la journée passée en espérant que demain sera mieux car,
on sait quel jour on arrive au ghetto, mais la date du départ
n’est jamais connu d’avance.
2- La santé :
Seule la volonté de DIEU nous protège et nous garde en vie.
Ayant en ce jour perdu des copains décédés de suite de
maladies diverses tels (infection pulmonaire, typhoïde,) nous
n’avons pas de moyens pour faire face aux problèmes de
maladies qui se posent au sein du groupe.
Les refoulés arrivant à Bamako se trouvent dans un état
de maladies avancées, de troubles psychologiques dut aux
violences subies lors des refoulements, et le plus souvent
lorsque les cas deviennent graves ,nous sommes obligés de
nous adresser aux personnes individuelles, faire du porte à
porte pour pouvoir les aider à recevoir des soins et même
payerles ordonnances de 05 euros .
3- Nutrition
Tous les refoulés d’Afrique centrale répertoriés au sein de
l’ARACEM n’arrivent pas d’eux-mêmes à se procurer un repas
quotidien.
Hormis les candidats aux départs que nous enregistrons à
chaque fois qui pour la plupart, ont eu la chance de ne pas se
faire arnaquer ou dépouiller en chemin,
Le reste c'est-à-dire les refoulés dépossédés de leurs biens
lors des refoulements, une fois arrivés à Bamako se
nourrissent grâce à la générosité des voisins et des
connaissances qu’ils arrivent à se faire ou mieux encore
grâce aux dons en denrées alimentaires que certaines
personnes de façons individuelles nous apportent.
4- Les vêtements
Démunis de tout lors des différents refoulements,
l’unique tenue que les refoulés d’Afrique centrale détient
devint alors pour lui comme un uniforme de lycée ou de
collège qu’il est obligé de porter chaque jour.
Lorsqu’il est sale, la nuit tombée, il est lavé, séché et
reporté le lendemain matin au point où les voisins nous
demandent si nous en avons plusieurs de la même couleur.
Heureusement, il ya quelques mois, à travers le fond de
solidarité nationale du Mali dirigé par M. ADAMA DIARRA,
nous avons reçu un don en vêtements, couvertures, draps et
kits sanitaires de la part du World Lutherian Relief.
Ce don intervenu à point nommé nous a permis d’avoir
de nouveaux vêtements pour le moment.



