29 juillet 2009
Invitation de l'ARACEM par le CICR
Les croix rouges et croissant rouge du monde étant réunis depuis presque
déjà quelques jours à l’hôtel Azalai nord-Sud à Bamako au Mali, sur la
thématique de l’immigration, une invitation nous fut adressée par
Sabine Diarra responsable du bureau de Bamako quelques jours avant
pour la participation de l’association le 27 Avril 2009 à 17H afin de venir
expliquer à tous les participants la situation que nous vivons ici au Mali en
tant que migrants étrangers, et aussi informer les participants sur les causes
de départ et les difficultés rencontrés pendant le parcours clandestin.
Cinq personnes dont une femme furent invitées dans la délégation que
devait présenter l’ARACEM.
Il s’agit de Zinahad patrice Boukar (camerounais), SG. ARACEM,
de Avouka Emmanuel (tchadien), SG. Adjoint ARACEM, de
Mbami Eric (camerounais) candidat potentiel à l’immigration, de
Ondai Dodolhi (république démocratique du Congo), et de
Nyamsi Ghislaine (camerounaise), candidate à l’immigration.
26 juillet 2009
Visite de la croix rouge Malienne de la commune 6
En ce jour , les responsables de la Croix Rouge Malienne de la commune
VI, sensibilisé et informé par le CICR de la présence d'une forte
communauté des migrants étrangers dans leur commune, ils ont
effectué une visite pour constater, rencontrer les responsables de
l'ARACEM afin qu'ensemble des propositions ou des idées puissent
ressortir pour le bien être de cette communauté et une amélioration
de leurs conditions de vie
journée de consultation médicale par le Dr Isaac Nwaha Lundi 01 Juin 2009
C’est à partir de 10h que le docteur Nwaha Isaac fit son entrée au bureau
de l’Aracem qui fut préparé à l’occasion comme salle de consultation.
Les migrants ayant été informés quelques jours plutôt de la visite du
médecin furent mobilisés, et se retrouvèrent dans l’enceinte du bureau de
l’Aracem non loin du ghetto.La visite commença et chacun à tour de rôle
passait pour se faire consulter.
Plusieurs cas de maladies furent détectées et le médecin dut prescrire des
ordonnances pour certains, et d’autres dirigés vers les hôpitaux en vue de
faire des examens pour des cas graves.
Beaucoup ont émis le souhait que cette initiative puisse être pérreine vue la
nécessité de l’action, car on se retrouve avec beaucoup de cas de malades
et parfois par manque de soins ou de suivi, ils décèdent.
Et le président de leur informer que c’est grâce à la Caritas Autriche que ce
projet a été possible et que nous ne savons s’il sera renouvelé au terme de
celui-ci afin que nous puissions continuer l’œuvre que nous nous sommes assignés.
la séance prit fin par une causerie avec le Dr et les patients avaient plusieurs
préoccupations et il dut leur donner un autre rendez-vous
visite du bureau de l’ARACEM à la prison centrale d’arrêt de Bamako le 30 Mai 2009
venir en aide à tous les migrants refoulés et déportés vers le Mali,
est le but principal de l'ARACEM.
C'est en cette occasion que nous nous sommes rendus ce jour à
la maison centrale d'arrêt pour apporter notre soutien à tous nos
frères, camarades de lutte présents dans cette enceinte poussés par
la détresse, la précarité extrême, dans laquelle l'UE les a mises à
travers les mesures sécuritaires qui les empêchent de parvenir vers
l'Europe forterresse.
Ce soutien était composé de:
- Denrées alimentaires
- Kits sanitaires
- Vêtements
- produits d'hygiène quotidienne
et enfin des paroles d'espoir.
journée d’assainissement intitulé « Ghetto propre » Dimanche 31 Mai 2009
La santé du corps et de l'environnement dans lequel on vit
constitue un élement important pour l'équilibre d'un être.
ce matin, les 70 personnes présentes au sein du foyer ont
éffectué durant toute la matinée un travail d'assainissement
des locaux et des alentours.
cette activité pourra ainsi de part son impact positif et de
certains aspect notament la diminution des moustiques,
permettre à tous les occupants du foyer d'éviter le paludisme
et autres maladies, cause des différents décès et infections.
Rapport de la cérémonie de lancement de la Maison du Migrant tenu le 21 Mars 2009 à Gao
La maison du Migrant a été inaugurée en ce jour en présence
des autorités administratives, judiciaires, réligieuses de la ville
de Gao ainsi qu'une forte délagation des responsables d'ongs et
d'associations venus de Bamako.
Cette maison d'accueil, d'écoute, de sensibilisation vient repondre
à un besoin urgent d'une jeunesse en détresse et éparpillés tout
le long des parcours migratoires, livrés à eux-mêmes.
18 décembre 2008
Situation de Gao
Les responsables de l’association des refoulés d’Afrique centrale
au Mali (A.R.A.CE.M) Lors de leur mission d’investigation et du
travail de proximité à Gao du 11 au 15 octobre 2008 sur la
situation des migrants refoulés, il en résulte que :
Depuis longtemps, GAO a toujours été un lieu de passage pour
l’Europe, via les pays Maghrébins. Les migrants passaient pour
monter en Europe, même si, de temps en temps, ils revenaient
parce qu’ils étaient refoulés.
Presque tous les refoulés que l’ARACEM a rencontré lors de sa
mission à Gao, disent les expériences qu’ils sont entrain de vivre
aujourd’hui où, le refoulement devient une opération systématique
et organisée, appuyée par la communauté européenne en accord
avec les pays Maghrébins.
En effet, une nouvelle réalité de migrations se fait jour. Le passage
par GAO n’est plus pour Monter en Europe, c’est le contraire. Les
migrants qui s‘y trouvent cherchent plutôt à retourner dans leurs
pays d’origine. Avant il y avait des ghettos organisé pour accueillir
les gens voulant aller en Europe, depuis, ces lieux ont fermé leurs
portes ne donnant même plus aux refoulés l’opportunité de s’y
réfugier, d’où leurs présences dans les rues, les gares routières.
A Gao on retrouve Camerounais, congolais, nigérians, ivoiriens,
libériens, angolais, tchadiens, burkinabés, sénégalais, togolais etc.
pas beaucoup de femmes et d’enfants, nous estimons à
une centaine le nombre de migrants présents sur place.
Nous y distinguons deux groupes de refoulés :
- ceux qui ont voulu aller en Europe et ont échoué
- ceux qui travaillaient ou étudiaient au Maroc ou en
Algérie et qui, un jour, se sont retrouvés entre les mains
des patrouilles qui les ont embarqué dans les camions de
refoulement.
Les migrants qui arrivent à GAO sont fébriles, cela dut très souvent
au long voyage qui dure pratiquement 4 à 6 semaines car, il faut
ordinairement deux semaines pour voyager entre le Maroc et
l’Algérie, quatre semaines entre l’Algérie et la frontière du Mali,
et trois jours entre Tinzawaten et Gao. Souvent fatigués
physiquement, psychologiquement et moralement, certains sont
malades.
Parmi eux, il y en a qui ont fait de la prison où les conditions
d’hygiène sont lamentables. Ils ont été victimes d’accidents pour
d’autres, et n’ont alors aucun argent pour trouver à manger,
ou renouveler leur linge.
Quant à la fatigue psychologique, plusieurs d’entre eux sont
troublés mentalement, sont devenus très agressifs à la suite
de ce qu’ils ont vu, vécu, subi pendant leur voyage,
Pour eux c’est un échec.
Leurs besoins sont multiples, cela va des frais médicaux en
passant par la nourriture et le logement, il faut y ajouter la
nécessité qui est la leur de reprendre contact avec leurs
familles, et enfin regagner leurs pays d’origine.
Gao est une ville où il y a beaucoup de pauvres, de gens au
chômage, des familles qui arrivent difficilement à se nourrir.
Ils deviennent donc très compliqués pour les immigrés de
trouver une famille capable de les accueillir et de les nourrir.
GAO est très éloigné des autres villes, Mopti est à
Bamako à
n’acceptent pas de prendre les migrants gratuitement.
La Mairie sur place donnait auparavant des papiers
permettant de voyagersans payer ou à tarifs réduits mais,
depuis quelques mois, on ne donne plus ces papiers sans
doute suite à des abus.
La paroisse catholique, par son bureau Caritas dirigé par le père
ANSELM MAHWERA s’intéresse aux problèmes de ces refoulés,
mais se trouve souvent handicapé par le manque de ressources
financières.
S’ils demeurent en ville, sans poursuivre leur voyage, les
conditions de vies de ces migrants vont vite se détériorer.
Leur nombre croissant dans cette ville pose de plus en plus de
difficultés, entraînant entre autres des problèmes collatéraux tels :
banditisme, prostitution etc.…
Dans l’immédiat nous pensons qu’il faut secourir ces gens de
touts urgence, et trouver les sommes nécessaires pour assurer
leur subsistance (nourriture, frais de santé etc..) et aider les
candidats volontaires à regagner leurs pays d’origine.
Pour l’avenir, on ne sait pas quand ce problème va cesser, une
chose est sûre, Gao restera un lieu de passage, de transit pour
toute sorte de migrants.
ARACEM envisage la construction ou l’ouverture d’un centre
d’accueil convenable à Gao, voir comment venir en aide aux
refoulés qui sont à Kidal et Tinzawaten.
Le refoulement aujourd’hui est une réalité, l’opinion
internationale doit être sensibilisé afin que les souffrances des
refoulés soient connues pour une meilleure recherche de
solutions concrètes.
Visite de Délia Baumgartner de la BFM Suisse
le bureau fédéral des migrations Suisse en visite à Bamako,
informés de la situation dans laquelle se trouvent les migrants
étrangers au Mali, a rencontré en ce jour les responsables de
l'ARACEM.
cette rencontre d'information fut brève et promirent de relayer
l'information au niveau international et précisement en suisse.
Fête de la Tabaski au foyer
détresse
présente sur le térritoire malien, Islamic Relief a accordé
à l'ARACEM à travers Helvetas Mali un appui composé: de trois
boeufs.
Forum international Caritas
Dans la proximité avec les migrants, les caritas ont pleinement
conscience qu’elles sont aussi l’église, leurs engagements auprès
des migrants nationaux et étrangers est l’engagement de l’église
elle-même famille de DIEU.
C’est sur ces paroles que s’acheva le forum international des
CARITAS tenu du 26 au 28 Novembre 2008 à Saly (hôtel savana)
au Sénégal.
commun était de redonner de la dignité aux migrants et rendre le
phénomène de la migration plus humain.
Ainsi, étaient présents :
Autriche,Internationalis, Zone Cerao, Cote d’ivoire, Mauritanie,
Mallorca, Europa, Le panel/groupe de travail, migration
(Congad),
ARACEM représentant le Grami,le GRDR/ Caf, le Secours
Catholique, AME,
Sénégal-Mauritanie-Cap Vert-Guinée Bisau, Catéchèse nationale
Sénégal, Rencontre et Développement (CCSA), Mouvement
Citoyen, JRS Europa.
Gestion des flux migratoires vers l’Europe et accords de réadmission,
politique de l’immigration légale et développement étaient les grands
titres de ces ateliers où des recommandations à l’égard des états
africains, de l’union africaine et de l’union européenne devaient être
faites.



