Tout commence un 25 janvier 2004 lorsque mon frère parti deux semaines plus tôt m'invite à le rejoindre au Bénin. Il souhaite voyager vers le Maroc avec moi afin de rejoindre les terres européennes via l'Espagne. J'accepte de le retrouver au Bénin après avoir réussi à emprunter une grosse somme d'argent puisqu'il a été dépouillé de tous ses biens au Nigéria voisin.

Nous décidons ensemble de passer une saison au club de football Béninois "As Tonnerre de Bohicon" durant sept mois afin de pouvoir vivre le quotidien et mettre suffisamment de côté pour notre aventure. Nous poursuivames donc notre aventure après une halte au Niger de quatre mois passés a économiser au sein du club de première division "l'Aigle d'Agadez"...

Après avoir mis suffisamment d'argent de côté pour payer notre voyage et les futurs passeurs, nous arrivons aux portes de l'Algérie, prêt à affronter le Sahara durant deux semaines très difficiles. Nous effectuâmes le voyage à pieds jusqu'à atteindre Maghnia : http://www.newpressphoto.com/Newpress/banque/Societe/ouahabmaghniya/planche.htm

A Maghnia, nous ne pouvions donner les 2000 euros demandés par les passeurs pour atteindre les côtes espagnoles et nous décidâmes de partir vers le Maroc pour affronter les enclaves espagnoles de Ceuta & Melilla. escalerascortas

Nous voulions absolument franchir cette barrière comme tant d'autres avant nous avaient essayé. Ayant réussi plusieurs fois à passer le premier barrage, nous nous faisions refoulés et nous nous résignâmes à rejoindre le village de Oujda afin d'essayer de payer nos tickets de passage...

Après six mois passés en vain à obtenir les moyens financiers pour pouvoir traverser, nous nous faisions arrêtés un jour par les autorités marocaines dans un Cyber café et nous fûmes refoulés jusqu'à Tizawati à la frontière algéro-Malienne.

Un 15 juillet 2006 (soit deux et demi après mon départ de Douala), nous reprenions la route du désert en sens inverse avec 11 autres camarades pour enfin rejoindre Kidal (Mali) dix jours plus tard.Après avoir été recu par les autorités de la ville, nous regagnâmes Bamako, la capitale, une semaine plus tard ou nous avons trouvé refuge jusqu'à présent.

Durant ce voyage, j'ai reçu des coups, perdu des personnes chères laissés en chemin et enfin perdu l'amour de ma vie. Ma seule motivation est ma famille laissé au pays pour laquelle je suis encore prêt à me battre et que je dois sortir de la misère.

Roméo N. romeo4love13@yahoo.fr