D’après le HCR, ils sont près de 335,000 réfugiés fuyant
la Libye à avoir franchi la frontière tunisienne depuis le début
de la crise. Si jusque là, il s’agissait principalement de travailleurs
de pays tiers, depuis ces deux dernières semaines, des familles
de libyens arrivent en nombre au poste de frontière de Dehiba,
un peu plus au sud de Ras Jedir. Ces réfugiés sont des habitants
de petits villages des montagnes du sud de la Libye qui ont été
la cible d’attaques de brigades pro-Kadhafi ces dernières semaines.

D’après le HCR encore, ils sont près de 30,000 libyens,
principalement des familles, à avoir franchi récemment la frontière
tuniso-libyenne. La plupart d’entre eux ont trouvé refuge dans
des familles d’accueil tunisienne dans la région. Un camp a
également été installé par le HCR à proximité de Dehiba, qui héberge
quelques 2,000 réfugiés.

Les affrontements entre insurgés et les forces du régime
Kadhafi se déplacent vers la frontière tunisienne. En effet,
les combats pour le contrôle du poste frontière entre la Tunisie et
la Libye se sont intensifiés jeudi 28 avril, ce qui a stoppé net les
flux d’arrivées de réfugiés libyens, qui étaient pourtant plus de 3,000
à franchir la frontière mercredi 27 Avril dernier.

De son côté le gouvernement nigérien demande de l’aide pour
prendre en charge les 59,000 africains qui se sont réfugiés sur son
territoire depuis la mi-février. Ils se trouvent généralement
à Dirkou, première ville après la frontière libyenne.

Du côté ouest, des centaines de personnes sont toujours
coincés à la frontière égyptienne, certains depuis plus d’un mois.
D’après le HCR, 600 demandeurs d’asile se trouvent au poste frontière.
L’Egypte a par ailleurs était critiqué pour la manière qu’elle a de gérer
cette crise.